New22062902 Genève sans éditeur 1781 in 16 448p avec planches reliure carton d attente non rogné mouillure sur une dizaine de pages en milieu de volume. Projet concernant de nouveaux signes pour la musique lu par l auteur à l académie des sciences le 22 Août 1742 22p, Dissertation sur la musique moderne 197p, Essai sur l origine des langues 113p, Lettre à M l abbé Raynal 7p, Examen de deux principes avancés par M Rameau 39p, Lettre à M Burney suivie d une réponse du Petit Faiseur 60p. Bon état . Editions originales 18e Système de notation musicale de Jean-Jacques Rousseau Catalogues Editions originales 18eMusique Auteur ROUSSEAU Jean Jacques Le système de notation musicale de Jean-Jacques Rousseau est une entreprise à laquelle l écrivain et philosophe genevois consacre ses deux premiers textes théoriques : le Projet concernant de nouveaux signes pour la musique (1742) et la Dissertation sur la musique moderne (1743).Le premier texte, de loin le plus court des deux, est un mémoire présenté à l Académie des sciences.Les commissaires chargés d examiner le système d écriture proposé par le Genevois ne furent pas aussi enthousiastes que ce dernier l avait espéré.Ils y virent même à tort la simple reprise d une notation élaborée au siècle précédent par Jean-Jacques Souhaitty.Les reproches en partie injustifiés des commissaires de l Académie conduisirent Rousseau à publier un second texte, la Dissertation sur la musique moderne, destiné à la fois à défendre et à corriger le système de notation exposé dans le Projet.Aussi ces deux textes doivent-ils être lus et étudiés ensemble, même s il existe des différences de forme et de contenu entre les deux ouvrages : le premier est plus court et plus descriptif, le second où se trouve exposée, en somme, la version définitive de la notation musicale de Rousseau plus conceptuel et systématique. Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et décédé le 2 juillet 1778 à Ermenonville, était écrivain, philosophe et musicien suisse. Orphelin de mère très tôt, sa vie est marquée par des errances. Si ses ouvrages et correspondances rencontrent dès 1749 un grand succès, ils lui causent aussi des tensions avec l'Église catholique et la République de Genève, l'obligeant à changer fréquemment de domicile et nourrissant son sentiment de persécution. En littérature, Rousseau triomphe avec le roman épistolaire Julie ou la nouvelle Héloïse (1761), l'un des plus vendus du XVIIIe siècle. Ce livre charme alors par sa description préromantique des sentiments amoureux et de la nature. Dans Les Confessions (écrites entre 1765 et 1770, publiées après sa mort en 1782 et 1789) et Les Rêveries du promeneur solitaire (écrites de 1776 à 1778, parues en 1782), Rousseau analyse profondément ses émotions personnelles. Le style raffiné de Rousseau transforme de manière significative la poésie et la prose françaises en les libérant des règles strictes de l'époque classique. En philosophie, sa lecture en 1749 du sujet proposé par l'Académie de Dijon : le retour des sciences et des arts a-t-il amélioré ou corrompu les moeurs ? engendre ce que l'on nomme l'illumination de Vincennes. C'est ainsi que naissent les oeuvres qui installent durablement Rousseau dans le champ de la pensée : le Discours sur les sciences et les arts (1750), le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755) et Du contrat social (1762). La philosophie politique de Rousseau repose sur l'idée que l'Homme est naturellement bon mais que la société le corrompt. Par naturellement bon, Rousseau veut dire que l'homme dans son état naturel a peu de désirs, le rendant plus sauvage que mauvais. Ce sont les relations avec les autres qui rendent les hommes mauvais et augmentent les inégalités. Pour retrouver une bonté naturelle, l'homme doit utiliser l'artifice du contrat social et être régi par des lois issues de la volonté générale exprimée par le peuple. Pour Rousseau, à la différence de ce que pense par exemple Diderot, la volonté générale n'est pas universelle, elle appartient à un État, un corps politique spécifique. Rousseau est le premier à attribuer la souveraineté au peuple. Ainsi, on peut dire qu'il est l'un des penseurs de la démocratie (notamment directe), bien qu'il soit partisan de ce qu'il appelle l'aristocratie élective ou le gouvernement modéré dans le domaine exécutif. Rousseau est critique envers la pensée politique et philosophique de Hobbes et Locke. |
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