Réflexions sur la violence 1910 - SOREL Georges - Justification Révolution Insurrection Répression Exemples

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New19120905 Paris Marcel Rivière 1910 2ème édition Bon état . Syndicalisme révolutionnaire Lutte des classes

Catalogues Révolution

Auteur SOREL Georges

Editeur Marcel Rivière



La lutte des classes est une expression qui désigne les tensions dans une société hiérarchisée et divisée en classes sociales, chacune luttant pour sa situation sociale et économique, et un modèle théorique qui explique les enjeux de cet affrontement.Ce concept est apparu au XIXe siècle chez les historiens libéraux français de la Restauration, François Guizot, l initiateur, Augustin Thierry, Adolphe Thiers et François-Auguste Mignet, auxquels Karl Marx l a emprunté.Karl Marx et Friedrich Engels écrivent, en 1848, dans le Manifeste du parti communiste, que les prolétaires ne peuvent pas être assujettis à une patrie en particulier et que les divisions étatiques, nationales et/ou culturelles qui les opposent, sont de simples diversions en regard du conflit central : la lutte des classes qui oppose le travail au capital dans le cadre mondialisé du capitalisme.Pour Marx et Engels qui ont assuré la diffusion internationale de cette notion, la lutte des classes est un moteur des transformations des sociétés et de l histoire moderne.La classe dominante de la société capitaliste est identifiée à la bourgeoisie (ou classe capitaliste) ; elle domine ce qu ils appellent le prolétariat.Cette théorie a été adoptée par de nombreux courants syndicalistes, socialistes, communistes, anarchistes, révolutionnaires ou réformistes, aux XIXe, XXe et XXIe siècles, et a fourni un cadre théorique aux luttes pour l amélioration des conditions de vie des travailleurs.Cette analyse, qui a acquis une autonomie vis-à-vis du cadre marxiste, a été utilisée par de nombreux sociologues, philosophes, et théoriciens politiques.Pour Marx, la révolution sociale ne pouvait être accomplie (c est-à-dire déboucher sur une société communiste) qu à l échelle mondiale : aucune révolution communiste ne saurait réussir si ne se déclenche pas en même temps une révolution mondiale .
Le terme syndicalisme révolutionnaire se réfère à une méthode syndicale développée en France par la CGT entre 1895 et 1914, influencée par des pratiques similaires dans d'autres pays industrialisés (comme les États-Unis, l'Italie, l'Espagne) et continue à exister aujourd'hui. Ce syndicalisme offre une approche révolutionnaire pour instaurer le socialisme, confrontant le capitalisme par l'auto-organisation ouvrière et l'autonomie des travailleurs, associée à l'action directe et à la grève générale expropriatrice. Appelé aussi syndicalisme d'action directe par Jacques Julliard, il inclut des éléments marxistes révisionnistes et anarchistes proudhoniens, sans structure internationale précise. Parmi ses théoriciens, on trouve en France Fernand Pelloutier, Hubert Lagardelle, Georges Sorel, Édouard Berth, Émile Pouget, Pierre Monatte; en Italie, Arturo Labriola, Enrico Leone; et aux Pays-Bas Christiaan Cornelissen. Ce mouvement s'oppose au syndicalisme réformiste et aux partis politiques, suivant le principe que l'émancipation des travailleurs doit être accomplie par eux-mêmes. Dominant au sein de la CGT française entre 1895 et 1920, il fédère diverses sensibilités défendant l'autonomie ouvrière contre les socialistes guesdistes, et fut majoritaire au congrès de Bourges (1904) et au congrès d'Amiens (1906) avec la Charte d'Amiens. Après la révolution russe, beaucoup de syndicalistes révolutionnaires rejoignent l'Internationale Syndicale Rouge, concentrant des expériences mondiales et renouvelant la doctrine face au fascisme. Si la révolution russe attire certains, elle repousse d'autres. Bon nombre se tournent vers le communisme ou fondent l'anarcho-syndicalisme. Aujourd'hui, ce syndicalisme persiste dans divers pays, en France par des minorités au sein de la CGT, Solidaires et FSU, ou par des confédérations comme les CNT de France (CNT-F et CNT-SO). Dans les pays anglophones et germanophones, les IWW pratiquent ce syndicalisme sans l'affirmer ouvertement.

Georges Sorel, né le 2 novembre 1847 à Cherbourg et mort le 29 août 1922 à Boulogne-sur-Seine, est un philosophe et sociologue français, connu pour sa théorie du syndicalisme révolutionnaire.Il a parfois été considéré comme un des introducteurs du marxisme en France.

Après quatre ans chez le libraire Roustan, Marcel Rivière créa son propre fonds mais il ne le créa pas seul, il s'associa pour commencer à un autre libraire : Albert Chevalier. Les deux libraires font le choix d'une forme de société commerciale classique, en nom collectif, type d'association relativement égalitaire où, en l'occurrence, la part de chacun est équilibrée. Néanmoins, leurs intérêts respectifs sont sensiblement différents : Chevalier est plus âgé et plus installé que Rivière. Pour le jeune libraire d'origine provinciale qu'est Rivière, il s'agit de devenir gérant d'une librairie et de trouver des appuis économiques auprès d'un libraire qui lui apporte précisément ce qu'il n'a pas : du matériel et une petite clientèle. C'est probablement la mort de Chevalier vers la fin de l'année 1906 ou le début de l'année 1907 qui précipite l'installation de Rivière à son propre compte. Il conserve le fonds mais cherche à gagner un peu d'autonomie en achetant un local rue Jacob, en plein quartier du livre, qui devient le local principal de la nouvelle société qu'il crée en 1909 : Marcel Rivière et Cie.
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