GME1020004 Editions Artlys 2005 Bon état . Expositions Arts Peinture C Catalogues Trompe-l œil Monastère royal de Brou Catalogues ExpositionsArts PeintureC Catalogues Editeur Artlys Le monastère royal de Brou est un complexe religieux situé à Bourg-en-Bresse dans le département de l Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.Ses bâtiments monastiques abritent le musée municipal de Bourg-en-Bresse.Le monastère royal de Brou est un chef-d oeuvre de style gothique brabançon du début du XVIe siècle.Il se compose d un ensemble de bâtiments monastiques construits entre 1506 et 1512, et de l église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou, édifiée de 1513 à 1532 sur les plans de Louis van Bodeghem dont c est la seule réalisation connue en dehors des anciens Pays-Bas.Cet ensemble architectural rare a été bâti à grands frais par la très puissante Marguerite d Autriche, duchesse de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons, marraine et tante de Charles Quint.Elle fit édifier l ensemble en mémoire de son époux Philibert le Beau et pour respecter le voeu fait par sa belle-mère Marguerite de Bourbon, pour y abriter son tombeau, celui de sa mère et le sien propre. Le musée municipal de Bourg-en-Bresse ou musée de Brou, est un musée fondé en 1854.Il est abrité dans l une des ailes du deuxième des trois cloîtres du monastère royal de Brou depuis 1922.Il présente une riche collection de peinture, notamment flamande et française, du XVe siècle jusqu à l art moderne.La sculpture est aussi représentée, surtout la sculpture religieuse ancienne.Le fonds principal du musée est composé des 120 tableaux donnés au milieu du XIXe siècle par Thomas Riboud (1765-1835), avocat et député de l Ain qui sauva l abbaye de la destruction et la protégea en tant que monument national. Le trompe-l'oeil est une catégorie artistique visant à perturber la perception du spectateur qui, bien qu'il soit conscient de contempler une toile, une surface plane peinte, est malgré tout, dupé par les moyens de créer cette illusion. L'une des premières missions de la peinture d'art était de représenter d'abord sur les murs, puis sur des toiles, les images de notre monde, ce qui a conduit à des règles de perspective et à une technique picturale qui demeure une des grandes voies de l'art. Jeux de séduction et de mystification du spectateur, le trompe-l'oeil a préféré se tourner vers des sujets immobiles ou inanimés. Le domaine du trompe-l'oeil ne s'arrête pas au tableau ; lorsqu'il dépasse ce cadre, il envahit le mur entier et devient une fresque murale. L'architecture y est alors représentée selon les lois de la perspective pour le spectateur ; elle peut aussi, dans une illusion frappante, devenir un vrai trompe-l'oeil architectural. Cependant, ne confondons pas une supercherie réussie avec une représentation picturale très réaliste : un objet sortant du cadre et peint sur le bord de la toile est souvent un trompe-l'oeil destiné à montrer que le reste de la toile n'en est pas un (voir les écrits de Daniel Arasse : Le Détail, pour une histoire rapprochée de la peinture, 1992), une vue en perspective dans un cadre est une représentation, une perspective peinte dans le décor pour prolonger la réalité, un trompe-l'oeil, comme les moulures et fenêtres décorant les façades italiennes de la Ligurie. L'expression française trompe-l'oeil est utilisée dans toutes les langues, sauf en espagnol (trampantojo). |