Jean Perréal et Marguerite d Autriche Construction de l église de Brou Bourg en Bresse 1903 - NODET Victor - Régionalisme Bresse

(espace,a à z,0 à 9)

Retour




New20051919 Imprimerie du Courrier de l Ain 1903 in 8 broché de 14p extrait des annales de la société d émulation de l Ain Etablissement des plans et devis Bon état . Régionalisme Bresse Ain Marguerite d Autriche 1480-1530 Église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou Monastère royal de Brou Bourg-en-Bresse

Catalogues Régionalisme Bresse Ain

Auteur NODET Victor

Editeur Courrier de l Ain



Bourg-en-Bresse est une commune française, préfecture du département de l Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que la capitale historique de la région naturelle de la Bresse.Ville moyenne de 41 525 habitants dont l aire d attraction réunit 142 414 habitants en 2021, Bourg-en-Bresse bénéficie de sa proximité avec Lyon et Genève pour être au coeur de réseaux de communication à différents rayonnements.Les habitants sont appelés les Burgiens,.On trouve également les formes Burgésiens ou Bressans.L adjectif bressan, utilisé autrefois, ne se réfère plus aujourd hui qu à la Bresse.
L église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou est une église faisant partie du monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse dans l Ain (France), qui fut construite à la demande de Marguerite d Autriche (1480-1530).C est un chef-d oeuvre du gothique flamboyant du début du XVIe siècle.Écrin funéraire destiné à abriter les tombes de Marguerite d Autriche, de son époux Philibert II et de la mère de celui-ci Marguerite de Bourbon, l église de Brou devait aussi célébrer la gloire d une régente des Pays-Bas, magnifier les Maisons de Bourgogne, de Habsbourg et de Savoie.C est dans l église de Brou que saint Pierre Chanel, patron des missions d Océanie, a été ordonné prêtre le 15 juillet 1827.
Jean Perréal (dit Jean de Paris), est un peintre français né vers 1455 ou 1460 et mort vers 1528.Organisateur d entrées solennelles, architecte de plusieurs monuments, poète, Jean Perréal est surtout célèbre pour être un peintre officiel des rois Charles VIII, Louis XII et François Ier.Son oeuvre se situe à la charnière entre la fin du Moyen Âge et l essor de la Renaissance.Ayant fait un voyage en Italie autour de l an 1500, il peint des portraits novateurs qui inspirent Corneille de Lyon ou Jean Clouet.Jean Perréal a été longtemps oublié et sa redécouverte à l époque contemporaine a d abord été faite par les textes.L établissement du corpus de ses oeuvres n a commencé de façon certaine qu en 1963 et se poursuit encore.
Marguerite de Habsbourg, archiduchesse d Autriche, née le 10 janvier 1480 à Bruxelles et morte le 1er décembre 1530 à Malines, fille de Maximilien d Autriche, chef de la maison de Habsbourg, et de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, a successivement été princesse de Bourgogne, fille de France, infante d Espagne et duchesse de Savoie.Fiancée au dauphin Charles, fils de Louis XI, après le traité d Arras (1482), elle voit, après plusieurs années passées à la cour de France, ses fiançailles rompues, Charles VIII ayant décidé d épouser la duchesse Anne de Bretagne afin d empêcher Maximilien de devenir duc de Bretagne.Elle quitte la cour de France en emmenant sa dot (traité de Senlis, 1493).Les deux mariages qu elle contracte ensuite s achèvent par un veuvage prématuré : avec Jean d Aragon (1478-1497), puis Philibert II de Savoie (1480-1504).Tante de Charles de Habsbourg (1500-1558), futur empereur Charles Quint (1520), elle en devient alors la tutrice et l éducatrice à Bruxelles, la mère de Charles résidant en Espagne, et assure pendant sa minorité la régence des Pays-Bas à la place de Maximilien ; après l intronisation de Charles comme souverain des Pays-Bas, puis roi de Castille et roi d Aragon (1516), elle devient gouverneur général des Pays-Bas, avec le titre de gouvernante .Elle est particulièrement connue pour avoir négocié avec la mère de François Ier, Louise de Savoie, qui était sa belle-soeur, le traité de Cambrai, dit paix des Dames , mettant fin à la participation de la France à la septième guerre d Italie (1526-1530).
Le monastère royal de Brou est un complexe religieux situé à Bourg-en-Bresse dans le département de l Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes.Ses bâtiments monastiques abritent le musée municipal de Bourg-en-Bresse.Le monastère royal de Brou est un chef-d oeuvre de style gothique brabançon du début du XVIe siècle.Il se compose d un ensemble de bâtiments monastiques construits entre 1506 et 1512, et de l église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou, édifiée de 1513 à 1532 sur les plans de Louis van Bodeghem dont c est la seule réalisation connue en dehors des anciens Pays-Bas.Cet ensemble architectural rare a été bâti à grands frais par la très puissante Marguerite d Autriche, duchesse de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons, marraine et tante de Charles Quint.Elle fit édifier l ensemble en mémoire de son époux Philibert le Beau et pour respecter le voeu fait par sa belle-mère Marguerite de Bourbon, pour y abriter son tombeau, celui de sa mère et le sien propre.
La Société d émulation de l Ain est une société savante française.Créée en 1755 et refondée en 1783, c est une des plus anciennes sociétés savantes de France. La fondation décisive de la Société d'Emulation de Bourg-en-Bresse, a eu lieu en février 1783. Comme la plupart des académies de province, elle a connu une esquisse, une première conception, avant d'être définitivement installée, sur des bases solides. C'est en décembre 1755 que se réunissent vers la porte de Lyon, quelques notables de la ville, autour d'un jeune homme né en 1732, Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande, dont le titre de gloire était d'avoir mesuré la distance de la terre à la lune. Le 16 février 1783, il réunit dans sa maison, rue des Cordeliers, une douzaine de personnalités de la ville. Vingt-six ans se sont donc écoulés. Ils sont douze membres fondateurs, issus du clergé, de la noblesse et du tiers-état. Garron de la Bévière, syndic éclairé de la noblesse de Bresse, devient le premier président. Thomas Riboud est élu secrétaire perpétuel. Parmi les fondateurs, Jean-Marie Monnier, conseiller au bailliage, est le fils du Dr Monnier, l'un des douze fondateurs de la première académie.

Victor Nodet est né en 1873 à Bourg-en-Bresse. Il y fait ses études secondaires au lycée Lalande d'où il sort bachelier à 16 ans. Il poursuit des études de médecine comme son père et décroche son diplôme à la faculté de médecine de Lyon. De retour dans sa ville natale, il épouse une des fille du sculpteur bressan Emilien Cabuchet et se découvre une véritable passion pour Brou qu'il entreprend d'étudier de façon sérieuse et scientifique : l'homme veut démontrer que la légende de l'église de Brou repose sur des manuscrits pour la plupart d'une authenticité douteuse et que seules quelques pièces sont dignes d'intérêt. Nous sommes alors au début du XXè siècle. Victor Nodet se met à recenser le peu d'archives restant à Bourg, Chambéry, Dijon, Turin, en Hollande. Il comprend mieux ce qui revient à chaque sculpteur, architecte ou menuisier. Si sa méthode laisse peu de place à la tradition orale, il fait en revanche une belle découverte : celle de l'inspiration de plusieurs verrières de Brou par des gravures d'Albert Dürer, lequel aurait exercé une influence réelle sur les artistes de Brou. ( Victor Nodet, historien de Brou in Le Progrès, 13 août 1997). Les recherches de Nodet ont porté également sur l'église Notre-Dame et plus largement sur le département de l'Ain. Il a été membre actif de la société d'Emulation de l'Ain et a publié de nombreux articles. Disparu en 1923, il a laissé dans les esprits l'image d'un homme de caractère et de passions.
Jean Perréal et Marguerite d Autriche Construction de l église de